© 2016 Alain Doucé

Durant l’été et l’automne 2018, le Cube s’est promené sur Belledonne. L’idée était ici de l’installer dans différents lieux, est d’Interroger le promeneur, le randonneur, le passant, en l’invitant à rentrer à l’intérieur du Cube et en lui proposant de décrire ses sensation ses visions du monde extérieur/intérieur. De faire émerger par ce dispositif leurs ressentis vis à vis  des paysages qu’ils traversent.

6 lieux ont ainsi été explorés :

  • Le Lac Achard (12 juillet 2018)

  • La Col de la Croix de Theys (13 juillet 2018)

  • L’alpage de l’Oule (26 juillet 2018)

  • Le Col du Glandon (27 août 2018)

  • Livet et Gavet (15 septembre 2018)

  • Prapoutel (1er décembre 2018)

 

Le 18 mai 2019, dans le cadre d' "Osons la culture", avec Espace Belledonne, j'ai pu présenter le résultat de cette exploration cubesque de Belledonne. Un rendu des 72 témoignages des personnes s'étant prêté au jeu du Cube. Un rendu visuel et sonore.

Si le projet vous intéresse voici le PDF

Alexandra, 34 ans, vient de Bretagne et vit à Grenoble :

J’entends… un bruit de ventilation… principalement. Et… j’ai une impression de dissociation entre ce que je vois, et ce que j’entends... Toute à l’heure il y avait énormément de vent, enfin un peu plus de vent que maintenant ;  et du coup… je devinais, je pouvais imaginer à travers ce que je voyais, c’est-à-dire le balancement des branches, des feuilles, le… le bruissement du vent dans les arbres... Ça donne une impression étrange, comme si, j’étais moi-même à l’intérieur de… d’un écran… J’étais comme sur un écran, et en fait les spectateurs, ou ce qui m’entoure devenait la partie la plus vivante. C’est une sorte de renversement de, de l’image comme on a l’habitude de la voir. A savoir que… la nature et souvent postérisée, ou… mise en documentaire. D’une certaine manière devient un objet, alors que là j’ai vraiment l’impression d’être moi-même l’objet, et que tout ce qui, tout ce qui est en dehors du Cube est beaucoup plus vivant. Silence (15’’). Et en même temps… là maintenant j’entends aussi les bruits de la route qui sont décuplés. Et, il y a une sorte de… d’opposition entre ce que je vois, c’est à dire la forêt, la nature, et, et l’environnement sonore ; qui me rappelle beaucoup plus à un environnement urbain à savoir ce bruit de ventilation et, et en arrière fond sonore, la route. Alors que clairement mon, mon cœur va, va vers ce que je vois (rire), contrairement à ce que j’entends, qui heuuu, qui est en fait un environnement qui ne m’attire pas. J’apprécie énormément d’être, d’être immergé dans la nature, d’ailleurs c’est pour ça que, je fais ce que je fais à savoir beaucoup de montagne, et d’escalade… Après, en termes de luminosité, je trouve que ce plexiglass fait beaucoup ressortir le vert, le oui,… enfin accentue les contrastes. Peut-être qu’en fait c’est plutôt dû au fait que je reste immobile, ce qui n’est pas un état… quotidien. Souvent, je suis en mouvement, sur mon vélo, en marche pendant une randonnée. Et… et de prendre le temps d’être, d’être assis à même le sol, heuuu, avec un angle de vue différent, à savoir, ras le sol ; ça met beaucoup en valeur la beauté des arbres et… et le fait que l’on soit sous une sorte de canopée, protecteur… C’est à la fois rassurant et en même temps je suis dans un cube ce qui est assez suffoquant. Je ne pourrais pas rester longtemps comme ça en fait (rire)… même si la perspective est, est très agréable. Je crois que je vais m’assoir plus régulièrement par terre et… et me laisser… et me laisser imprégner de ce qui m’entoure.

Image et texte d'une personne, Alexandra, qui a participé à l'expérience Cube à Livet & Gavet

Retour sur l'expérience du printemps dernier au Marais de Montfort (Crolles) dans le cadre de la saison 3 de Paysage>Paysages.

Une vidéo du Conseil Départemental de l'Isère.